Collection - Mémoire d'épave
Mon inspiration a pris naissance dans un paysage que je connais par cœur.
Une plage battue par le vent, le sel, le temps. Là ou le Corfu repose encore, non pas comme une ruine spectaculaire, mais comme une présence discrète, presque humble.
Aux Îles de Ia Madeleine, les plages et les phares portent tous un caractère singulier, une force propre.
Mais parmi eux, c'est cette plage-là qui s'est imposée.
Sans éclat, sans mise en scène.
Une plage qui ne cherche pas à séduire, mais qui demeure.
Ce bateau échoué ne cherche plus à partir.
Il est là.
Offert aux saisons, aux pas des marcheurs, aux silences.
II se délite lentement, sans disparaître tout à fait, laissant au regard des fragments, des lignes brisées, une mémoire inscrite dans la matière.
Devant l’épave, je ne vois pas une fin.
Je vois une histoire qui continue autrement.
Une manière d'exister sans fonction, sans performance, sans destination.
La série de sculptures Mémoire d’épave est directement inspirée de ce lieu précis. De cette plage, de son atmosphère, de ce qu'elle porte en elle.
C'est là que s'est imposée l’évidence : celle de travailler avec les fragments, les corps marqués, les présences silencieuses.
Cette série est nourrie par ce dialogue avec les restes.
Par l’idée que les choses — comme les êtres — portent en elles les traces de ce qu'elles ont traversé.
Que l'usure n'efface pas, mais révèle.
Les sculptures naissent de cette contemplation.
Elles empruntent aux épaves leur lenteur, leur retenue, leur dignité.
Elles deviennent des personnages immobiles, marqués, mais présents.
Des corps qui ont cessé de lutter contre le temps et qui, pour cette raison même,
continuent de tenir.
Mémoire d'épave est ainsi un espace de résonance entre le paysage, Ia matière et l’expérience humaine.
Une tentative de donner forme à ce qui demeure, lorsque tout le reste s’est déjà détaché

Errance Magnétique
no 1 - collection Mémoire d’épave
métaux, fibre ancienne, laine, coton,
baril de whisky, tissus et bijoux
d’héritage
Quand l’aiguille ne reconnait plus
le nord, c’est l'âme qui doit
apprendre à naviguer dans le
brouillard. La boussole éclatée ne
montre plus le chemin; c’est la
profondeur de l’être qui saura nous
guider.
prix: $1500,00

L’instant Suspendu
no 2 - collection Mémoire d’épave
métal, coton standard, coton frisé
horloge ancienne, manche de
chemisier
Cette œuvre évoque l’instant précis
où le destin bascule, où le temps
linéaire s’efface pour devenir
éternité. Il ne reste que le vertige,
l'obscurité et cette étrange
sensation de flotter entre ce qui
n'est plus et ce qui n'est pas
encore. Une lueur fragile refuse
pourtant de mourir. C'est elle qui
murmure que les plus profondes
noirceurs n’ont jamais le dernier
mot. Même brisée, l'âme porte encore
en elle la promesse de la lumière.
prix: $425,00

Voiles Déchirées
no 3 - collection Mémoire d’épave
bois de noyer noir, coton épais,
fibre ancienne, cordons retaille
d’ébénisterie, veste jeans sans
manche, tissus d’héritage, cordon
mexique
Il y a une grâce dans ce qui cède.
Ce que le vent a ouvert, la lumière
peut enfin l’habiter. Dans chaque
fibre déliée, dans chaque vide
laissé par l'orage, c’est un souffle
nouveau qui circule. Regarder ces
voiles c’est comprendre que d’avoir
perdu autant permet enfin de tout
laisser passer.
La rupture n’est pas une fin, c’est
un déploiement.
prix: $425,00

Cordages d’espoir
no 4 - collection Mémoire d’épave
bois, tissus filet, tulle, rubans
ancien chandelier, vêtement
designer, doublure de jupe
Quand la mer se déchaîne et que tout
semble nous échapper, il ne reste
parfois qu’un seul geste,
s’accrocher. Fragile en apparence,
le cordage devient alors un lien
entre ce que nous avons perdu et ce
qu'il nous reste à construire. Il
porte les marques des tempêtes mais
jamais celles de l’abandon. Tant
qu’il demeure entre nos mains,
l’espoir refuse de sombrer.
prix: $425,00